Quand les réseaux sociaux deviennent compréhensibles : retour d’une expérimentation avec des jeunes ! Enseignements d’un atelier d’éveil avec de jeunes footballeurs à Floreffe
Le samedi 16 mai 2026, e-net. school a accueilli à Floreffe un atelier d’éveil destiné à de jeunes footballeurs âgés de 12 à 13 ans. Structurée avec le e-net. lab, cette expérience pédagogique portait sur les réseaux sociaux, leurs algorithmes, la cybersécurité, les bulles informationnelles et l’impact des écrans sur le cerveau.
Pendant 2h30, les participants ont été invités à explorer une question centrale : que nous montrent réellement les réseaux sociaux… et que ne montrent-ils pas ? Un fait saillant ressort de l’observation : une grande majorité des jeunes maîtrise les usages techniques des plateformes, mais très peu en comprennent les mécanismes invisibles.
L’objectif de cet article est de documenter cette expérience, d’en analyser les enseignements et de proposer des repères réutilisables dans des contextes éducatifs similaires.
Cette rencontre a constitué un terrain d’observation pertinent pour plusieurs raisons. D’abord, une exposition croissante des jeunes aux réseaux sociaux dès 12–13 ans, avec une compréhension encore limitée des mécanismes algorithmiques. Ensuite, une tension entre usage intensif et maîtrise cognitive. Enfin, un enjeu éducatif majeur autour de la responsabilité numérique.
L’objectif de cette publication est de rendre visibles des mécanismes invisibles, documenter une expérience concrète et de structurer des repères pédagogiques réutilisables.
Comprendre l’algorithme : d’une idée floue à une réalité concrète
Un quiz a ensuite été proposé pour répondre à une question simple : qu’est-ce qu’un algorithme ?
Les réponses des participants ont révélé une représentation floue, oscillant entre hasard, contrôle humain et technologie invisible. Ce moment a été déterminant : il a permis de partir de leurs croyances pour construire une compréhension plus juste.
L’algorithme a alors été présenté comme un « robot qui apprend », à travers trois fonctions simples : il observe ce que l’utilisateur fait, il comprend ce qu’il aime et il agit en adaptant ce qu’il lui montre.
Cette simplification a permis un déclic. Les jeunes ont progressivement compris que les contenus qu’ils voyaient n’étaient ni neutres, ni aléatoires, mais le résultat d’un système qui apprend d’eux en permanence.
Cinq règles pour reprendre le contrôle
L’atelier s’est ensuite structuré autour de cinq règles d’usage, chacune illustrée par des exemples concrets et des situations proches de leur quotidien.
1. Protéger son identité
Les participants ont été confrontés à une analogie simple : donner ses informations personnelles sur internet revenait à donner ses clés à un inconnu dans la rue. Cette mise en parallèle a provoqué une prise de conscience immédiate. Beaucoup ont reconnu qu’ils partageaient parfois des informations sans en mesurer les conséquences.
2. Comprendre la captation de l’attention
La question « Qui a déjà dit encore une vidéo ? » a suscité des réactions spontanées. Les jeunes ont reconnu un comportement qu’ils vivaient régulièrement : commencer par une vidéo et se retrouver, sans s’en rendre compte, à y consacrer beaucoup plus de temps que prévu.
Ils ont découvert que cette situation n’était pas liée à un manque de volonté, mais à un système conçu pour capter et retenir leur attention.
3. Prendre conscience de la bulle
Lorsque la question « Est-ce que tout le monde voit les mêmes vidéos que toi ? » a été posée, la majorité des participants a répondu oui. La découverte de la personnalisation algorithmique a été un moment clé. Les jeunes ont compris qu’ils évoluaient dans une « bulle » construite à partir de leurs préférences.
Cette prise de conscience a introduit une première forme d’esprit critique.
4. Adopter une posture active
L’atelier a ensuite montré que les réseaux sociaux pouvaient aussi devenir des outils d’apprentissage, à condition d’adopter une posture active. Les jeunes ont été encouragés à chercher volontairement des contenus utiles, à explorer d’autres sujets et à ne pas se limiter à ce qui leur était proposé.
Certains ont alors exprimé leur volonté d’utiliser les réseaux différemment, notamment pour progresser dans leurs activités sportives.
5. Protéger son cerveau
Enfin, la question du sommeil et de la fatigue a été abordée. En faisant le lien avec la performance sportive, les participants ont compris que leur usage des écrans pouvait avoir un impact direct sur leur énergie, leur concentration et leurs résultats.
Cette approche, centrée sur la performance plutôt que sur l’interdiction, a été particulièrement bien reçue.

Notre lecture
Au-delà de l’atelier lui-même, plusieurs enseignements ont émergé.
D’abord, l’écart entre usage et compréhension apparaît comme un enjeu majeur. Les jeunes utilisent les réseaux de manière intensive, mais sans en maîtriser les logiques. Cette situation crée une vulnérabilité, non pas technique, mais cognitive.
Ensuite, la pédagogie par analogie et interaction se révèle particulièrement efficace. Lorsque les concepts sont reliés à leur réalité (sport, quotidien, émotions), la compréhension devient rapide et durable.
Enfin, la responsabilisation semble plus pertinente que l’interdiction. Les participants ont montré une réelle capacité à adopter de nouveaux comportements dès lors qu’ils comprenaient les mécanismes en jeu
Ce que cela implique...
Cette expérience met en évidence une nécessité : former les jeunes non pas à éviter les réseaux, mais à les comprendre.
Cela implique :
- de rendre visibles les mécanismes invisibles ;
- de développer une culture de l’attention ;
- de renforcer l’esprit critique dès le plus jeune âge.
En conclusion, cet atelier a montré que la compréhension des algorithmes, de l’attention et des mécanismes cognitifs pouvait être accessible à des jeunes de 12–13 ans, à condition d’adopter une approche adaptée.
Ce qui s’est joué à Floreffe dépasse un simple moment pédagogique. Il s’agit d’un enjeu de transition : passer d’un usage subi à un usage maîtrisé.
« La question n’est pas de savoir si les jeunes utilisent les réseaux, mais s’ils comprennent ce qui les influence. La lucidité devient une compétence essentielle dans un environnement algorithmique. »
— Nicolas Pourbaix, architecte-contributeur du e-net. lab

Retours d'expérience et mesure d'impact
Une première expérimentation particulièrement encourageante
Le dispositif « La table de l'innovation : Ce que les réseaux sociaux ne te montrent pas » a été expérimenté auprès de 23 participants, dont 11 jeunes joueurs U12 du R.U.S. Assesse et leurs parents. Cette initiative a été portée par Sylvain WILLEM, coach U12 du R.U.S. Assesse et son délégué de l'équipe U12 Geoffrey BERTHOLET avec l'accompagnement pédagogique de e-net. school.
Les résultats observés démontrent un niveau d'adhésion et d'impact particulièrement élevé.
Net Promoter Score (NPS) : Niveau de recommandation exceptionnel
NPS global : 9,4 / 10
Détail :
| Public Score | Score |
|---|---|
| Parents | 9,6 / 10 |
| Enfants | 9,18 / 10 |
| Ensemble | 9,4 / 10 |
Ce niveau de recommandation est exceptionnel pour une action éducative de prévention et témoigne de la pertinence du dispositif auprès des jeunes comme des familles.
CSTA (Customer Satisfaction) : Niveau de satisfaction très élevé
97,39 %
Les participants ont exprimé un niveau d'enchantement particulièrement élevé.
Parmi les éléments les plus marquants :
- Les enfants estiment avoir mieux compris le fonctionnement des réseaux sociaux.
- Ils considèrent majoritairement que cet atelier leur sera utile dans leur vie quotidienne.
- Les parents ont souligné la qualité pédagogique de l'approche ainsi que la pertinence du lien établi entre réseaux sociaux, santé mentale, sommeil et performance.
Ce que les enfants ont préféré
À la question : « Les mots qui définissent ce que tu as préféré ? ». Les réponses montrent une forte sensibilité aux enjeux de protection et de compréhension. Voici le classement des thèmes préférés:
- Se protéger sur Internet : 8 enfants sur 11. Les jeunes ont particulièrement apprécié les conseils concrets liés à la cybersécurité, à la protection de leur identité et aux risques liés aux échanges en ligne.
- Comprendre les algorithmes, la bulle sociale et protéger son cerveau : 7 enfants sur 11. Ces notions, souvent considérées comme complexes pour cet âge, ont été largement comprises et appréciées grâce aux exemples concrets et aux analogies utilisées durant l'atelier.
- Découvrir et apprendre davantage : 6 enfants sur 11. Les participants ont exprimé leur intérêt pour la découverte de nouveaux mécanismes et leur envie d'approfondir leur compréhension du monde numérique.
Intention de changement comportemental
À la question : « Est-ce que cet atelier va changer quelque chose pour toi ? »
Résultats
| Réponse | Nombre |
|---|---|
| Oui | 9 |
| Un peu | 2 |
| Non | 0 |
Aucun enfant n'a répondu « non ».
Les engagements exprimés concernent notamment :
- faire davantage attention à son temps d'écran ;
- mieux choisir les contenus consultés ;
- limiter l'usage du téléphone avant le coucher ;
- éviter le téléphone dans la chambre ;
- être plus vigilant quant aux informations partagées en ligne ;
- prendre davantage de recul face aux contenus proposés par les algorithmes.
Un premier indicateur d'impact sociétal
Au-delà de la satisfaction, cette expérimentation montre qu'une approche fondée sur la compréhension, l'émotion et l'engagement volontaire peut favoriser une véritable prise de conscience chez les jeunes. Les résultats observés suggèrent que les participants ne se sont pas limités à acquérir de nouvelles connaissances : ils ont commencé à envisager des changements concrets dans leurs comportements numériques.
Cette évolution constitue l'un des objectifs fondamentaux du processus pédagogique NeuroTriforma® e-net. school : Comprendre > Ressentir > S'exprimer > S'engager > Agir.
Cette première expérimentation démontre qu'il est possible d'aborder des sujets complexes tels que les algorithmes, l'attention, la cybersécurité et la santé mentale avec des jeunes de 12 à 13 ans, tout en générant un niveau d'adhésion, de satisfaction et d'engagement particulièrement élevé.
Un enjeu qui dépasse l’atelier
Cet atelier a montré qu’il était possible d’aborder les algorithmes, la cybersécurité, les bulles informationnelles et l’impact des écrans sur le cerveau avec des jeunes de 12 à 13 ans, à condition d’utiliser une pédagogie adaptée, concrète et non moralisatrice.
Il a aussi confirmé une urgence : l’éducation numérique ne peut plus se limiter à l’usage des outils. Elle doit désormais intégrer la compréhension des mécanismes qui influencent l’attention, les émotions, les comportements et la santé mentale des enfants.
Entre septembre 2023 et avril 2024, plusieurs contributions liées à l’éducation numérique ont été présentées, discutées et évaluées par les six partis politiques francophones représentés dans les assemblées démocratiques : MR, ECOLO, Les Engagés, PS, PTB et DéFI. Quatre propositions concernaient directement l’enseignement : un code de conduite numérique, l’intégration des techniques de conception et de communication dans le tronc commun, la formation des enseignants et l’évaluation progressive des compétences numériques.
Ces propositions ont reçu un consensus politique large, parfois unanime. Pourtant, sur le terrain, les besoins restent fortement présents : les jeunes utilisent massivement les outils numériques, les enseignants manquent encore de référentiels simples, les parents cherchent des repères, et les acteurs éducatifs disposent de peu de cadres communs pour expliquer les algorithmes, les risques et les bonnes pratiques.
Le constat est donc clair : la prise de conscience existe, mais le passage à l’action reste insuffisant.
Pour le e-net. lab, l’enjeu n’est pas de dénoncer l’inaction, mais de rappeler une responsabilité collective : si les technologies avancent vite, l’éducation doit avancer au moins aussi vite. Former les jeunes à “savoir lire, savoir écrire, savoir calculer” reste essentiel. Mais il devient tout aussi nécessaire de leur apprendre à savoir décoder les environnements numériques dans lesquels ils grandissent.
L’atelier organisé à Floreffe n’a pas apporté une solution globale. Il a toutefois démontré qu’un cadre simple pouvait déjà produire un effet : rendre les mécanismes visibles, susciter l’esprit critique et ouvrir un chemin vers des usages plus responsables.
La prochaine étape devrait donc être claire : transformer ces initiatives ponctuelles en référentiels partagés, en formations accessibles et en dispositifs éducatifs reproductibles.
Car chaque année sans cadre commun laisse les enfants apprendre seuls face à des systèmes conçus pour capter leur attention.
Et cette réalité mérite désormais plus qu’un débat : elle appelle une décision éducative. Au-delà des observations pédagogiques, cette expérience s’inscrit dans un contexte plus large de transformation éducative.
Denis Mathen : une vision préventive et inspirante au service des jeunes générations
Dans une lecture plus large des enjeux territoriaux, les questions abordées lors de cet atelier font écho à des préoccupations institutionnelles croissantes liées à la sécurité, à la prévention, à la santé mentale et à la cohésion sociale.
À l’échelle provinciale, ces transformations s’inscrivent dans une logique d’anticipation des risques émergents. Le rôle exercé par Denis Mathen, Gouverneur de la Province de Namur, illustre cette évolution des responsabilités publiques : il ne s’agit plus uniquement de gérer des crises visibles ou des situations d’urgence, mais également d’identifier et de prévenir des risques plus diffus liés aux usages numériques, à la désinformation, à l’hyperconnexion et à la vulnérabilité cognitive des jeunes générations.
Dans cette perspective, les environnements digitaux ne constituent plus seulement des espaces de communication ou de divertissement. Ils deviennent des environnements d’influence capables d’agir sur l’attention, les émotions, les comportements et parfois même sur la perception de la réalité. Leur compréhension représente désormais un enjeu de prévention à part entière, au même titre que d’autres enjeux de sécurité publique ou de santé collective.
Ce regard introduit une dimension prospective essentielle : la sécurité de demain ne reposera pas uniquement sur des dispositifs techniques, réglementaires ou organisationnels. Elle dépendra également de la capacité des citoyens à développer leur esprit critique, leur discernement et leur autonomie face aux mécanismes qui cherchent à capter leur attention et à influencer leurs choix.
Cette vision s'est également traduite de manière concrète lors de l'atelier organisé à Floreffe. À travers une intervention vidéo spécialement réalisée pour l'occasion, Denis Mathen a tenu à adresser un message aux jeunes participants ainsi qu'à leurs parents. Dans cette prise de parole virtuelle, il a salué leur engagement commun autour d'un enjeu devenu essentiel pour les nouvelles générations : apprendre à utiliser les outils numériques avec discernement, responsabilité et esprit critique. Son message a également mis en avant les valeurs du sport, du dépassement de soi, de la persévérance et de l'effort, en soulignant que les mêmes qualités qui permettent de progresser sur un terrain de football sont également nécessaires pour évoluer avec lucidité dans l'univers numérique. Cette intervention a permis d'inscrire l'atelier dans une perspective plus large de citoyenneté, de responsabilité individuelle et de préparation aux défis futurs.
L’implication de Denis Mathen dans cette initiative revêt dès lors une portée particulièrement symbolique. En acceptant de soutenir le projet et d’apposer sa signature sur les brevets de lucidité numérique remis aux jeunes ayant choisi de signer la charte d’engagement, il a donné une reconnaissance institutionnelle à une démarche fondée sur la responsabilité, la prévention et la citoyenneté numérique.
Au-delà du geste symbolique, cette implication traduit une vision moderne et anticipative de l’action publique. Elle envoie un message fort à la jeune génération : comprendre le monde numérique, protéger son attention, développer son esprit critique et faire des choix éclairés sont devenus des compétences essentielles pour évoluer dans la société de demain.
Par son soutien, Denis Mathen apparaît ainsi non seulement comme un représentant des institutions, mais également comme une source d’inspiration pour les jeunes, en valorisant une culture de la lucidité, de l'engagement et de la responsabilité. Une approche qui rejoint pleinement les enjeux de résilience territoriale, de prévention et de préparation aux défis futurs.
L’expérience menée à Floreffe peut ainsi être interprétée comme une première réponse opérationnelle à cette mutation : une action pédagogique locale, mais alignée avec un enjeu global de résilience collective, de santé mentale et de citoyenneté numérique.
Un dispositif rendu possible par un écosystème local engagé
Cet atelier a été rendu possible dans le cadre de la table de l’innovation portée par l'agence e-net., ainsi que de l’atelier de Bossimé, co-financé par les partenaires de l’appel à l’innovation en Wallonie-Bruxelles.
Ce dispositif repose sur une logique de coopération entre acteurs publics, privés et territoriaux, visant à soutenir des initiatives concrètes en matière d’éducation, de transformation digitale et de responsabilité sociétale.
Les partenaires de l’appel à l’innovation contribuent, chacun à leur niveau, au financement et au déploiement de ces expérimentations terrain, permettant de tester des approches pédagogiques innovantes auprès de publics variés, notamment les jeunes.
Parmi ces partenaires figurent notamment : Clinique Saint-Luc Bouge, Declerc Mobilité, Fintro Namur, Notaires Declairfayt, Deliver-e, Berhin, SaveTax, Borne Selfie Namur, Châssis & Patrimoine, Créations et Paysage, Equita Construction, Ets Terwagne, Gauthier Faymonville, Graines-Semences, Il Borgalino, Jean-François Feraille, La Baraque à frites et Optic Crombag.
Au-delà du soutien financier, cet écosystème traduit une volonté partagée : investir dans des actions concrètes favorisant une meilleure compréhension des enjeux numériques, dès le plus jeune âge.
Dans ce contexte, l’atelier observé à Floreffe s’inscrit dans une dynamique plus large : expérimenter, structurer et diffuser des formats pédagogiques capables de répondre aux transformations rapides des usages digitaux et de leurs impacts sur les individus et la société.
Aller plus loin ?
- Sortie de mars 2026 : 3 livres, parcours 'Se dépasser avec l’IA' (Penser - Comprendre - Agir avec l’intelligence artificielle sans perdre le discernement)
- L’avenir ne se subit pas. Il se pilote avec discernement, responsabilité et humanité : Lancement de la saison 2026 de l'appel à l'innovation.
- Thématique prospective 2027 : La santé mentale, à l’équilibre et à l’épanouissement durable des dirigeants, entrepreneurs et parties prenantes (Date : le mardi 26 janvier 2027).
Méthodologie e-net. lab
Cette publication repose sur une démarche de recherche-action, d’expérimentation pédagogique et d’observation collective, visant à analyser comment des jeunes de 12 à 13 ans comprennent les mécanismes invisibles des réseaux sociaux : algorithmes, captation de l’attention, bulles informationnelles, cybersécurité, sommeil et esprit critique.
Elle s’appuie sur une expérience publique menée le samedi 16 mai 2026 à Floreffe, au sein de e-net. school, sous la forme d’un atelier d’éveil réunissant de jeunes footballeurs du R.U.S. Assesse.
L’expérimentation consistait à confronter deux niveaux de lecture des réseaux sociaux : une lecture spontanée, centrée sur l’usage quotidien des plateformes, et une lecture structurée, centrée sur la compréhension des mécanismes algorithmiques, cognitifs et comportementaux.
L’objectif était d’observer les écarts en termes de compréhension, de prise de recul, de perception du risque, de capacité à nommer les mécanismes d’influence et de volonté d’adopter des pratiques numériques plus responsables.
Première publication : 18 mai 2026
Révision(s) : néant
À propos de cette publication
Sources mobilisées : observations directes réalisées lors de l’atelier d’éveil du 16 mai 2026 ; support pédagogique présenté aux participants ; interactions orales avec les jeunes ; enquête d’enchantement ; charte des 5 règles d’or ; badge officiel de montée en compétence ; travaux du e-net. lab sur la transformation des usages numériques, la santé mentale numérique, la cybersécurité, l’esprit critique et la coopération Humain–algorithmes.
Cette publication est indépendante et n’engage ni les institutions publiques, ni les participants, ni les organisations citées.
Les citations intégrées, notamment celles de Nicolas Pourbaix, relèvent d’analyses formulées dans le cadre des travaux du e-net. lab et de l’animation de l’atelier.
Cadre d’analyse mobilisé
Cette publication s’appuie sur plusieurs cadres d’analyse complémentaires :
- une lecture des usages numériques des jeunes à partir de leurs comportements quotidiens : visionnage, scroll, likes, partages, messageries, interactions et exposition aux contenus ;
- les travaux du e-net. lab sur la santé mentale numérique, la captation de l’attention, la compréhension des algorithmes et la responsabilisation des usages ;
- une grille d’analyse croisant l’usage spontané des réseaux sociaux, la compréhension des mécanismes algorithmiques, la perception des risques, la protection de l’identité, l’esprit critique, le sommeil et la capacité à reprendre le contrôle.
Les notions de maîtrise de son cerveau face aux réseaux, de lucidité algorithmique, de bulle informationnelle, de responsabilité numérique et de santé mentale numérique relèvent d’une structuration analytique développée par le e-net. lab dans le cadre de ses recherches sur les transitions stratégiques, éthiques et digitales.
Limites méthodologiques
Cette publication ne constitue pas une étude quantitative représentative.
Elle repose sur une expérimentation contextualisée dans un cadre spécifique : un atelier d’éveil organisé à Floreffe avec un groupe de jeunes footballeurs âgés de 12 à 13 ans.
Les observations sont issues d’interactions pédagogiques, de retours qualitatifs, de réponses déclaratives et d’une enquête d’enchantement réalisée en fin d’atelier.
Les résultats doivent être interprétés comme des signaux faibles, des indicateurs de réception pédagogique et des repères d’analyse, et non comme des conclusions généralisables à l’ensemble des jeunes ou à tous les contextes éducatifs.
Propriété intellectuelle
Les concepts, grilles d’analyse, cadres méthodologiques, supports pédagogiques, formulations, structurations prospectives, badges, chartes et dispositifs d’évaluation mentionnés dans cette publication constituent des actifs de propriété intellectuelle protégés soit par i-DEPOT, soit par des actes de domainabilité, soit par le droit des marques, lorsque applicable.
Droits de reproduction
La citation et reprise partielle autorisées dans un cadre informatif ou critique, à condition de : citer clairement la source complète, inclure un lien vers l’article original.
Mention structurée de la source :
e-net. lab - Premier laboratoire des transitions stratégiques, éthiques et digitales - Quand les réseaux sociaux deviennent concrets !. Auteurs : Nicolas Pourbaix, architecte-contributeur du e-net. lab.
Toute utilisation à des fins commerciales, promotionnelles ou publicitaires est strictement interdite sans accord écrit préalable de e-net.
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