Libertés, démocratie et IA : ce qui s'est dit à Namur e-net. lab restitue la table ronde du Parlement européen du 9 septembre 2026, en cinq tensions
Une députée européenne, une rectrice, un entrepreneur, nonante minutes de débat.
Dépendance, régulation, innovation, jeunesse, discernement : voici ce qu'ils ont dit, et où ils se sont rejoints.
Namur, le 10 septembre 2026
Mercredi 9 septembre, de 19h00 à 20h30, la Bourse de Namur a accueilli une table ronde organisée par le Bureau de liaison du Parlement européen en Belgique et la Ville de Namur, animée par le journaliste du Soir Philippe Laloux. Sur scène, trois profils que tout sépare a priori : Sophie Wilmès, députée européenne et vice-présidente du Parlement européen ; Annick Castiaux, rectrice de l'Université de Namur ; Nicolas Pourbaix, fondateur et CEO d'e-net. group et CEO d'e-net. lab.
La rencontre s’est ouverte par un mot de Charlotte Bazelaire, Bourgmestre faisant fonction de la Ville de Namur, qui a introduit les enjeux de cette soirée consacrée aux libertés et à la démocratie à l’ère du digital. Plusieurs représentants du monde politique, institutionnel et économique avaient également répondu présents, parmi lesquels Anne Barzin, Échevine des Finances, de la Politique foncière et du Logement, des Relations internationales et de la Citadelle, Frédéric Laloux, Directeur exécutif de NEW-Namur Europe Wallonie, et Vincent Maillen, Député wallon et Député au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une présence qui souligne combien les questions abordées dépassent le seul champ technologique et concernent directement l’avenir de nos territoires, de nos institutions et de nos citoyens. e-net. lab remercie également l’ensemble des personnalités, partenaires, représentants institutionnels, académiques, économiques et associatifs présents, ainsi que toutes celles et ceux qui ont contribué à cette rencontre.
Le titre de la soirée posait la question sans détour : « Comment défendre nos libertés et notre démocratie à l'ère du digital ? » Plutôt que de suivre la chronologie des échanges, ce compte rendu les regroupe autour des cinq tensions qui ont traversé la soirée, des premières questions du modérateur aux dernières interpellations du public.

©️ PE 2026
Tension 1 : dépendre sans l'avoir décidé
Le constat d'ouverture est venu d'Annick Castiaux et il a immédiatement fixé le niveau d'exigence. À la question de savoir si la démocratie survit à un monde piloté par quelques plateformes, la rectrice a répondu par une cartographie de notre dépendance : recherche en ligne, systèmes d'exploitation, bureautique, hébergement des données. Sur chacun de ces terrains, l'Europe s'appuie massivement sur des acteurs américains dont la conception de la vie privée et de la gestion des données n'est pas la nôtre. Plus inquiétant encore à ses yeux : la dérive de certains dirigeants de ces groupes vers une vision libertaire où le profit l'emporte sur les libertés et sur la démocratie.
Cette question de la dépendance est revenue en fin de soirée, par une porte inattendue. Un participant a évoqué la situation d'un magistrat français sanctionné par l'administration américaine et privé de ses moyens de paiement. Pour Sophie Wilmès, le cas illustre un angle mort de la pensée européenne : « Jusqu'à présent, on n'avait jamais eu à l'esprit que ces dépendances pouvaient un jour se retourner contre nous. » Elle a rappelé la séquence des leçons non apprises : les masques et le matériel médical pendant le Covid, le gaz russe après l'invasion de l'Ukraine. Les systèmes bancaires relèvent, selon elle, de la même logique. Avec un aveu : tous les États membres ne partagent pas encore ce diagnostic.
Faut-il alors bâtir des géants européens ? La rectrice a mis en garde contre un réflexe de fierté : rien ne garantit qu'une big tech européenne se comporterait mieux qu'une big tech américaine. Le cadre réglementaire a précisément été conçu pour s'appliquer à tous les leaders, quelle que soit leur nationalité. Sophie Wilmès a néanmoins insisté sur l'enjeu de souveraineté : maîtriser sa propre intelligence artificielle est aussi vital pour l'Europe que pour les États-Unis ou la Chine, avec un handicap de départ qu'il serait vain de nier.
Tension 2 : réguler vite dans un monde qui va plus vite
Sophie Wilmès a rappelé l'architecture européenne : le DSA pour protéger les utilisateurs de services numériques, le DMA pour encadrer le fonctionnement des plateformes, l'AI Act pour l'intelligence artificielle. Le monde numérique, a-t-elle expliqué, s'est développé comme un monde parallèle au monde réel, et il a fallu y transposer les règles de base. Le principe qui guide l'ensemble : interdire en ligne ce qui est interdit hors ligne. Elle y est revenue en fin de débat, à propos de l'appel à la haine : au nom de quoi serait-il tolérable sur un écran ?
Mais la vice-présidente du Parlement a surtout consacré son temps de parole à ce qui ne fonctionne pas. Les sanctions arrivent trop tard. Un à deux ans peuvent séparer la détection d'une infraction de sa sanction. Pendant ce délai, les dommages continuent, les acteurs fautifs bénéficient d'une forme de laissez-passer et la confiance des citoyens dans la capacité de l'Europe à faire respecter ses règles s'érode. Elle a résumé : des lois, oui, mais elles ne vaudront que par la rapidité des sanctions qui les accompagnent.
Sur ce point, les trois intervenants se sont retrouvés sans réserve. Nicolas Pourbaix a plaidé pour une législation capable de se réajuster au rythme des usages, faute de quoi elle décroche de la réalité qu'elle prétend encadrer. Annick Castiaux a rappelé que la régulation de l'IA n'est pas une réaction disproportionnée : « On a vu qu'il y avait un vrai enjeu de démocratie. » Elle a cité l'appel récent de Bill Gates à ralentir le développement de l'IA, et les risques qu'il énumère : emploi, cyberattaques, jeunesse, malveillances et ingérences.

©️ PE 2026
Tension 3 : protéger sans empêcher d'innover
C'est sur le terrain économique que le débat s'est fait le plus concret. Philippe Laloux, journaliste au Soir, a interrogé la capacité de l'Union à simplifier sans renoncer à ses principes.
Sophie Wilmès a décrit la ligne de crête des paquets Omnibus portés par la Commission : simplifier des textes devenus trop complexes, sans toucher aux objectifs de protection. Elle a refusé les deux postures qui s'affrontent au Parlement, celle qui juge tout parfait et celle qui voit une dérégulation dans chaque ajustement. Et elle a nommé l'inégalité de fait : un groupe comme Meta digère n'importe quel volume législatif grâce à ses avocats et ses conseillers ; une petite structure, elle, s'y épuise.
Nicolas Pourbaix a confirmé depuis le terrain. La réglementation est, à ses yeux, une force européenne, parce qu'elle protège les citoyens, les entreprises et les valeurs communes. Mais il a décrit le réflexe d'un entrepreneur face à l'AI Act : registre, traçabilité, procédures, et au bout du compte la tentation de ne pas se lancer plutôt que d'assumer un risque de non-conformité. Les grandes entreprises ont des DPO et des experts en conformité ; les PME n'ont personne. Il a salué les sandbox réglementaires, ces espaces d'expérimentation qui permettent de tester une solution d'IA en dialogue avec le régulateur, comme une vraie simplification pour les petites structures.
Annick Castiaux a apporté le recul historique avec le RGPD. Oui, le règlement a freiné les petites entreprises et pas les grandes. Mais il a aussi fait de l'Europe la référence mondiale de la protection des données, un standard adopté au Canada et ailleurs, qui pèse aujourd'hui dans les négociations commerciales. Sa position tient en une phrase : donner aux entreprises un cadre qui leur permette d'innover en connaissance de cause, en anticipant les dérives qui pourraient conduire à l'échec des solutions autant qu'à celui de la société.
Sophie Wilmès a fermé ce chapitre en pointant le paradoxe des acteurs américains, qui courent à la puissance maximale tout en réclamant d'être encadrés. L'Europe, elle, devra trancher : développer d'abord et réguler ensuite, ou réguler au risque de ne jamais développer.
Tension 4 : les jeunes, entre interdiction et apprentissage
Le sujet a occupé le cœur de la soirée et il a révélé les nuances entre les intervenants.
Annick Castiaux a d'abord expliqué pourquoi la question est démocratique et pas seulement sanitaire. Elle a cité des enquêtes selon lesquelles près de deux tiers des jeunes Européens se disent seuls et incapables de créer des liens dans le monde réel, les jeunes Belges figurant parmi les plus touchés. Quand le seul lien social passe par des algorithmes d'affinité, chacun ne rencontre que ses semblables, se radicalise dans ses positions et devient perméable au complotisme et au populisme. L'université travaille sur ces mécanismes, des discours toxiques dans les jeux vidéo à la création d'espaces de rencontre réelle.
Sur l'interdiction d'accès avant 15 ans, tentée en France puis censurée, Sophie Wilmès a défendu l'objectif tout en critiquant la méthode. Le texte français a échoué parce qu'il était binaire : tout interdit avant 15 ans, tout permis après, sans distinction entre une messagerie privée et une plateforme qui expose à des inconnus et à des contenus difficiles. Elle a rappelé qu'un précédent existe déjà, puisque le RGPD refuse le consentement au traitement des données avant 13 ans. Et elle a formulé son souhait : « Cette majorité numérique, je l'appelle de mes vœux, j'appelle à ce qu'elle soit progressive. » Parlant aussi en tant que mère, elle a décrit l'écart entre ce qu'un parent peut encadrer dans le monde réel et ce qu'il ne maîtrise plus du tout en ligne.
Interpellée par le public, elle a été catégorique sur les plateformes : elles n'ont aucun intérêt à agir spontanément. La preuve par Meta, qui n'a introduit un mode nuit, des alertes de temps d'écran et une coupure après deux heures qu'une fois traduit en justice. Des mesures techniquement triviales, obtenues uniquement sous la contrainte financière.
Nicolas Pourbaix s'est montré moins tranché sur l'interdiction, qu'il a présentée comme un filet de protection utile dans le contexte actuel, notamment pour des parents démunis, et comme un moyen de responsabiliser les plateformes. Mais il a déplacé le débat : un jeune qui accède aux réseaux à 15 ans n'acquiert pas le discernement par magie. D'où son plaidoyer pour une éducation dès le plus jeune âge, à deux choses qui ne sont pas des outils : la compréhension de son propre fonctionnement cognitif, biais et bulles compris, et ce qu'il appelle l'alphabet du numérique, la compréhension des algorithmes et des mécanismes de captation de l'attention. Philippe Laloux a résumé l'idée en une formule que la salle a retenue : le permis de scroller.
Au terme de l'échange, les positions se sont rejointes : un cadre légal comme limite protectrice, et un investissement massif dans l'éducation pour former des jeunes autonomes et responsables.
Tension 5 : discerner dans l'abondance
La dernière tension est sans doute la plus profonde, parce qu'elle ne se règle ni par une loi ni par une interdiction.
Nicolas Pourbaix l'a formulée en renversant la question du modérateur : l'IA ne fragilise pas les démocraties, elle amplifie des fractures déjà présentes. Une fracture de confiance envers les institutions, les entreprises, les experts et les médias. Une fracture de repères, quand tout change en même temps sans que des références collectives se reconstruisent. Une fracture de discernement, enfin : après des décennies où l'information était rare, elle est devenue surabondante, tandis que notre attention et notre temps restent finis. Ce déséquilibre entre une production quasi illimitée et une capacité de traitement limitée constitue, selon lui, un terreau idéal pour la polarisation et les manipulations.
Annick Castiaux a prolongé sur le terrain de la vérité. Une IA générative ne cherche pas la vérité, elle calcule des probabilités et des liens logiques ; le sentiment de dialogue qu'elle procure est une illusion statistique. Elle reproduit les biais de ceux qui l'ont conçue, comme ces systèmes de reconnaissance faciale entraînés sur des visages d'hommes blancs. La rectrice en a tiré une conséquence nette : l'éthique ne peut pas être déléguée à l'algorithme. La distance critique, la recherche de la vérité et la conscience des biais restent des responsabilités humaines.
Sophie Wilmès a ancré ce même principe dans le droit international. Rapporteure fictive de la Convention-cadre du Conseil de l'Europe sur l'IA, les droits humains, la démocratie et l'État de droit, elle a insisté sur le vocabulaire du texte : ce sont les activités de l'IA qui doivent respecter les droits fondamentaux, parce que l'IA reste un outil utilisé et supervisé par l'humain, au bénéfice de l'humain. L'Union a ratifié la convention ; les États-Unis l'ont signée sous l'administration précédente sans la ratifier, et elle doute que l'administration actuelle le fasse. Face à ce qu'elle décrit comme un super pouvoir, aucune réponse purement européenne ne suffira.

©️ PE 2026
Bouclier démocratique, bouclier humain
Les ingérences étrangères ont fourni l'illustration la plus concrète de cette cinquième tension. Sophie Wilmès a refusé le mot indicateurs : il s'agit de faits avérés et quotidiens. Les campagnes russes au début de la guerre en Ukraine, les fausses informations qui circulent déjà autour de la présidentielle française, une candidate écologiste allemande visée dans son image et sa dignité pour peser sur un scrutin. L'Europe y répond par le bouclier démocratique, dont un centre d'expertise permettra aux États membres de mutualiser la détection des flux de désinformation. Sans illusion : les tentatives ne cesseront pas, et chacun de nous, en relayant sans vérifier, alimente des processus qui le dépassent.
Nicolas Pourbaix a proposé le complément : à côté du bouclier institutionnel, un bouclier humain, fait de ces compétences qui permettent de comprendre son cerveau, de donner du sens, d'exercer son discernement et de lire le numérique. Des compétences qu'il refuse de qualifier de professionnelles : ce sont, selon lui, des compétences de citoyenneté. Une démocratie résiliente suppose des institutions résilientes et des citoyens résilients.
Et l'école ?
Interrogée sur la capacité de l'enseignement à former ces citoyens, Annick Castiaux n'a rien enjolivé. Trois chantiers, selon elle.
Les outils, d'abord : les universités dépendent de solutions américaines qui poussent vers une pensée uniforme. Des alternatives émergent, Mistral en Europe ou Piccolo, développé à l'UCLouvain, qui garantit mieux ses sources et interpelle l'utilisateur sur l'éthique de son usage. Mais l'équipement reste insuffisant.
La formation, ensuite : des chartes d'usage existent, à l'université comme dans le secondaire, mais elles ne servent à rien sans une éducation aux biais et aux mécanismes des algorithmes. Et la lacune concerne les enseignants autant que les étudiants.
Le métier, enfin. Un professeur ne peut plus être un transmetteur d'informations, une machine le fait mieux. Ce qui reste, et qui fera la différence, ce sont les qualités humaines qui marquent un jeune et lui transmettent les bons usages. Quant aux évaluations, la rectrice a été directe : la dissertation traditionnelle n'a plus de sens à l'ère de l'IA, et repenser les modalités demandera un travail pédagogique considérable. Un travail humain, a-t-elle souligné.
L'État de droit, sans écran
Présidente du groupe de suivi du Parlement européen sur la démocratie, l'État de droit et les droits fondamentaux, Sophie Wilmès a élargi le débat au-delà du numérique. L'article 2 des traités, auquel tout État adhérent souscrit, consacre l'égalité, la non-discrimination et l'État de droit. Ce dernier, elle le définit comme l'ensemble des règles qui empêchent l'abus de pouvoir. Or certains gouvernements européens s'en écartent, par ce qu'elle nomme l'illibéralisme : organiser des élections tout en affaiblissant la séparation des pouvoirs et le pluralisme des médias, tolérer ou faciliter la corruption. Elle travaille à un cycle de l'État de droit, calqué sur le cycle budgétaire, assorti de sanctions, parce que protéger l'État de droit, c'est protéger les citoyens.
Sur les robots de combat, enfin, question venue du public, la rectrice a rappelé que la guerre est déjà cyber et robotisée, par les drones, en Ukraine comme ailleurs, et que la vraie question porte sur les limites à poser. Sophie Wilmès a nommé la crainte sous-jacente, la perte de contrôle, et répété sa ligne rouge : l'IA doit rester pour l'humain, en faveur de l'humain et sous contrôle humain.
Cinq enseignements pour la suite
1. La dépendance n'est plus un sujet technique, c'est un sujet politique. Données, infrastructures, paiements : l'Europe découvre que ses dépendances peuvent devenir des leviers contre elle.
2. Le cadre existe, la vitesse manque. DSA, DMA, AI Act : la crédibilité de ces textes se jouera sur le délai entre l'infraction et la sanction, et sur leur capacité à évoluer aussi vite que les usages.
3. Les PME sont l'angle mort de la régulation. Omnibus et sandbox tentent d'y répondre. Le RGPD montre qu'un cadre exigeant peut aussi devenir un avantage compétitif.
4. Pour les jeunes, protéger et former ne s'opposent pas. Une majorité numérique progressive comme filet, une éducation au fonctionnement cognitif et aux algorithmes comme fondation.
5. Le discernement est la ressource rare. Face à une information illimitée, la capacité individuelle et collective à comprendre, questionner et décider devient une compétence de citoyenneté, et l'éthique reste une responsabilité humaine.
La soirée s'est achevée comme elle avait commencé : sans illusion sur les dangers, mais sans fatalisme non plus. Les trois intervenants se sont accordés sur l'essentiel. Les institutions doivent se protéger. Les humains doivent se préparer.
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Méthodologie e-net. lab
Cette publication est un compte rendu. Elle restitue les échanges de la table ronde « Comment défendre nos libertés et notre démocratie à l'ère du digital », tenue le mercredi 9 septembre 2026 à la Bourse de Namur, organisée par le Bureau de liaison du Parlement européen en Belgique en collaboration avec la Ville de Namur et animée par le journaliste au Soir Philippe Laloux.
L'objectif n'est pas de prendre position sur les sujets débattus, mais de rendre compte fidèlement de ce qui a été dit par Sophie Wilmès, Annick Castiaux et Nicolas Pourbaix, ainsi que des questions du public, et d'en proposer une lecture structurée par thèmes.
Première publication : 10 septembre 2026
Révision(s) : néant
À propos de cette publication
Le compte rendu s'appuie sur :
- la retranscription intégrale de la soirée, réalisée par e-net. lab ;
- le communiqué d'annonce de la table ronde publié par e-net. group ;
- les informations pratiques communiquées par les organisateurs.
Les propos rapportés sont issus de la retranscription. Les citations directes ont été allégées de leurs marques d'oralité (hésitations, répétitions) sans modification du sens. Les passages restitués en style indirect sont des reformulations synthétiques du propos de chaque intervenant. Les chiffres, études et exemples cités le sont tels qu'énoncés par les intervenants ; ils n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante par e-net. lab et ne doivent pas être lus comme des données validées par la publication.
Le regroupement des échanges en cinq tensions et la synthèse finale constituent une grille de lecture proposée par e-net. lab, et non la structure choisie par les organisateurs ou le modérateur.
Nature de la démarche
Cette publication est un compte rendu journalistique et non une analyse prospective. Elle ne développe pas d'hypothèse propre et ne cherche pas à démontrer une thèse.
Lorsque les intervenants ont fait référence à des notions issues des travaux d'e-net. lab, notamment le cadre HUMAIN D'ABORD, le Capital Cognitif et l'Alphabet Technologique, ces notions sont rapportées comme éléments du débat. Le lecteur souhaitant en connaître l'architecture, les hypothèses et les limites est invité à consulter les publications dédiées d'e-net. lab.
Limites méthodologiques
Un compte rendu opère nécessairement une sélection. Certaines interventions ont été résumées, d'autres regroupées, quelques échanges brefs ou inaudibles n'ont pas été retenus. L'ordre de présentation ne reflète pas l'ordre chronologique de la soirée.
Les positions exprimées par les intervenants engagent ceux qui les ont formulées, à la date du 9 septembre 2026, et dans le cadre d'un débat oral d'une heure trente. Elles ne constituent ni la position officielle des institutions qu'ils représentent, ni celle d'e-net. lab.
Cette publication ne constitue ni un avis juridique, ni une analyse réglementaire des textes évoqués (DSA, DMA, AI Act, RGPD, Convention-cadre du Conseil de l'Europe). Ces textes sont mentionnés tels qu'ils ont été cités par les intervenants.
Transparence sur l’usage de l’intelligence artificielle
L'intelligence artificielle a été utilisée comme outil d'assistance à la structuration et à la rédaction de ce compte rendu, sur base de la retranscription de la soirée.
La sélection des passages, l'attribution des propos à chaque intervenant, la vérification de la fidélité au propos initial et la validation finale relèvent d'une responsabilité humaine, conformément à la démarche de transformation numérique à maîtrise humaine portée par e-net. group.
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Propriété intellectuelle
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La structuration en cinq tensions, la synthèse et la rédaction du présent compte rendu constituent des travaux propres à e-net. lab.
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e-net. lab - Premier laboratoire des transitions stratégiques, éthiques et digitales - Libertés, démocratie et IA : ce qui s'est dit à Namur. Auteur : Lucas Dufossez, architecte-contributeur du e-net. lab.
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